Dans le domaine informatique, le terme SPOOL désigne un fichier d'édition envoyé vers un périphérique d'impression (imprimante). Le spool regroupe l'ensemble des ordres que l'imprimante doit exécuter pour mener à bien l'impression d'un ou plusieurs documents. L'Acronyme est issu de l'Anglais ''Simultaneous Peripheral Operation On-Line''. Les puristes péféreront sans doute l'orthographe "spoule", une francisation plus usitée dans les ouvrages informatiques diffusés en libraire.
A noter que ''spooler'' est un anglicisme qui désigne le programme se chargeant de mettre le spool dans un tampon. La confusion entre la notion de ''spool'' et celle de ''spooler'' est très répandue. Il est donc important de retenir cette distinction. Les impressions à sortir (spools) sont déposés dans un tampon (aussi dénommé file d'attente) ; le tampon permet de conserver les spools quand l'imprimante n'est pas disponible.
L'imprimante est un périphériques qui lit les ordres transmis dans un spool. Les ordres contenus dans ce spool peuvent être écrits dans différents langages (PCL, Postscript...).
Un spool peut être intercepté et lu avec un logiciel. Autrement dit : on peut voir ce qu'il y a dedans. Les spools sont spécifiques à un système d'exploitation. On peut donc dire par exemple un "spool natif AS400" pour les AS400, iSeries, i5, Power...
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Les spools natifs AS/400 (iSeries , i5, Power) ne sont pas compris par les principales imprimantes du marché qui interprètent des formats plus répandus comme le PCL et le Postscript. La conversion des spools natifs vers ces formats permet donc d'utiliser les imprimantes et les copieurs couleurs des marques les plus concurrentielles.
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Les spools peuvent être interceptés et lus par des logiciels tiers. Les logiciels d'Output-Management se servent des données présentes dans le spool pour déterminer la mise en forme et les média sur lequels chaque document sera produit (imprimante, fax, e-mail, archive PDF). On peut écrire des règles pour déterminer (en fonction des données du spool) qu'un document sorte sur telle ou telle imprimante, qu'il soit archivé au format PDF, qu'il soit indexé avec telles et telles données, qu'une copie soit expédiée vers l'adresse e-mail appropriée, etc.
Pour exécuter dynamiquement l'édition des documents, les logiciels d'Output-Management retrouvent, dans le spool, les données qui servent de critères à la mise en page, au choix du support (média) et à l'indexation. Il s'appuient sur des techniques de cartographie des données généralement désignées par "data mapping". Le logiciel FormulX permet de paramétrer visuellement les règles d'édition en mode WYSIWG (What You See Is What You Get).
Le paramétrage des règles s'effectue en travaillant sur un échantillon de spool. Ensuite un logiciel d'édition dynamique (comme FORMULARY ou FORMPRINTER) se charge d'intercepter les spools initiaux et d'appliquer les règles pour enrichir le spool final (graphismes, fonds de page, code-barres...), le convertir, l'aiguiller (document par document) sur une file d'impression ou un autre support (fichier PDF, Fax, e-mail).
L'enrichissement graphique des spools peut faire intervenir des images, des codes à barres, des appels de polices avec couleurs, mise en gras ou taille appropriée. La composition dynamique des documents permet d'obtenir des documents uniques et personnalisés. Des fonds de pages peuvent être appelés dynamiquement et superposés comme le feraient des calques transparents qui contiendraient chacun une partie des documents.
Les termes employés pour désigner ces techniques sont nombreux : maquettage, remaquettage, revamping, remapping, éditique ...
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